A. E. Evtouchenko

Chanson du vieux joueur d'orgue de barbarie

   
   
  
    
   
Cher orgue – chère drogue
Sont douces tes rengaines !
Cher orgue – chère drogue
Dis-moi où tu m’entraînes ?
 
J’avance pas à pas,
D’un pouce en cinq minutes :
Avec ces bottes-là,
Comment toucher au but ?
 
L’travail me fait pas peur,
L’travail ça manqu’jamais…
Pourvu qu’j’ai d’la sueur
Pour toutes mes années !

Mais quel travail - le pire –
De racheter ses fautes…
Pourvu qu’je puiss’sourire
Quand on m’carress’les côtes.